top of page
Rechercher

Et si notre plus grand peur était la peur de réussir ?

il y a 3 heures
4 min de lecture

Carnet ouvert avec le mot Oser, illustrant la peur de réussir et le passage à l'action.

« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est d’être capable au-delà de toute mesure.


C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question : Qui suis-je pour oser me penser comme quelqu’un de brillant, grandiose, talentueux et merveilleux ?

En fait, qui êtes-vous pour ne pas oser l’être ?


Jouer petit ne sert pas le monde. Il n’y a rien de glorieux à se faire tout petit de manière que les autres ne se sentent pas mal à l’aise autour de nous.


Nous sommes tous nés pour rendre manifeste la lumière qui est en nous, à briller, comme les enfants le font.

Et elle ne se trouve pas seulement chez certains d’entre nous ; elle est en chacun de nous.

Au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous offrons aux autres la permission de faire de même.


Au fur et à mesure que nous sommes libérés de notre peur, notre présence automatiquement libère les autres. »


Texte de Marianne Williamson ; extrait de « Retour à l’amour »


Il m' fallu plusieurs lecture de ce texte pour qu'il fasse sens pour moi. Affiché dans la salle d'attente de mon médecin, la première lecture me laissait un arrière goût d'ôde à l'ambition. Comme si l'ambition était à pointer du doigt. Le prysme de mon histoire personnelle devait certainement faire écho et m'empêchait alors de saisir.


Après plusieurs lectures, j'ai compris qu'il n'était pas question d'ambition. Mais d'autorisation.


Nous pensons souvent que la peur apparaît lorsque nous ne nous sentons pas à la hauteur. Nous craignons d’échouer, de nous tromper, de décevoir ou de ne pas posséder les compétences nécessaires.

Mais il existe une autre peur, plus discrète, et parfois plus difficile à reconnaître : celle de réussir, de révéler nos capacités et d’assumer pleinement la place qui pourrait être la nôtre.


Quand reussir fait aussi peur qu'échouer

Réussir ce n'est pas seulement atteindre un objectif. C'est parfois aussi nous rendre plus visibles, modifier le regard que les autres risque que porter sur nous et nous obliger à reconsidérer l’image que nous avons de nous-mêmes, et celle que l'on va renvoyer.


Prendre sa place peut alors soulever de nombreuses questions :

  • Suis-je réellement légitime ?

  • Que penseront les autres si je change ?

  • Serai-je encore accepté si j’ose exprimer ce que je veux ?

  • Et si je réussis, serai-je capable d’assumer ce qui suivra ?


Ces interrogations peuvent nous conduire à ralentir au moment même où quelque chose commence à devenir possible.


Jouer petit pour eviter que cela ne fonctionne

Se faire discret n’est pas toujours un choix conscient. Cela peut prendre des formes très ordinaires : minimiser ses compétences, repousser continuellement un projet, attendre de se sentir parfaitement prêt, rechercher l’approbation de tous ou renoncer avant même d’avoir essayé.


Ces comportements ne traduisent pas un manque de volonté. Ils constituent une carapace protection. Vis à vis de la réussite. Rester en retrait permet d’éviter le jugement, l’exposition, le risque de déplaire ou la possibilité d’être déçu.


Mais, à force de vouloir nous protéger, nous enterrons petit à petit ce qui nous anime. Au point un jour de ne même plus savoir ce que c'était.


prendre sa place n'est pas prendre celle des autres

Oser reconnaître ses capacités ne revient pas à se croire supérieur a qui que ce soit. Prendre sa place, c’est accepter d’exister pleinement, avec ses qualités, ses fragilités, ses aspirations et ses limites.

C’est cesser de diminuer ce que l’on est pour ne pas déranger, pour ne pas déplaire. A un parent, un conjoint, plus largement les autres.


Une place juste ne se conquiert pas nécessairement dans le bruit. Elle peut se construire avec simplicité, dans une parole enfin exprimée, une limite posée, une décision assumée ou un projet auquel on accepte de donner une chance.


Lorsque nous nous autorisons à avancer avec davantage de justesse, nous pouvons aussi offrir aux autres la possibilité d’en faire autant. Non pas en se prévalant comme modèle, ou exemple à suivre mais en montrant qu’un autre mouvement est possible. Il n'y a rien de mal à ce que votre mouvement inspire celui des autres.


Reconnaître ce qui nous retient

Cette peur qui nous traverse parfois doit simplement être écoutée.

Derrière elle se trouve parfois une crainte très concrète : perdre une forme de sécurité, décevoir un proche, modifier un équilibre relationnel, ne plus se reconnaître dans une nouvelle identité, ou au contraire exposer qui nous sommes vraiment.


Prendre le temps de nommer cette crainte permet déjà de créer un espace entre ce que nous ressentons et la décision que nous prendrons.


Quelques questions peuvent aider à amorcer cette réflexion :

  • Qu’est-ce que je m’interdis aujourd’hui par peur de déranger ou de décevoir ?

  • Dans quelle situation ai-je tendance à minimiser mes capacités ?

  • Qu’est-ce que je protège en restant dans l’attente ?

  • Quel serait le plus petit pas possible vers ce qui m’appelle ?


Il ne s’agit pas de tout transformer immédiatement. Un mouvement durable commence souvent par une décision modeste, mais consciente.


Il ne s'agit souvent que de s'autoriser à essayer

J'ai longtemps repoussé le projet Le Juste Moment. Jusqu'au jour où j'ai compris. J'ai fini par rouvrir un placard que j'avais fermé il y a 20 ans. Mais que je n'ai jamais complètement verrouillé, car il n'a jamais cessé de m'animer intérieurement. Il s'avère que c'était certainement le juste moment, et que la lecture de cet extrait m'a fait comprendre qu'il n'y avait que moi pour m'autoriser à me lancer.


Et vous, quelle est la peur qui vous empêche parfois d'avancer ?



Commentaires


bottom of page